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Épidémies d'influenza aviaire (Avian Influenza)

Définition

L'influenza aviaire est une maladie virale dont les symptômes peuvent varier d'une maladie modérée (pas ou peu de mortalité) à une épidémie très mortelle se propageant rapidement (grippe aviaire hautement pathogène), en fonction de la souche virale infectieuse, de la susceptibilité de l'hôte et des facteurs de stress environnementaux.

Étiologie

Les virus de la grippe font partie de la famille des orthomyxovirus, des virus à ARN monocaténaire.

Transmission

Par voie aérienne, par l'intermédiaire des voies respiratoires et l'inhalation de fèces, vomis, etc. contaminés.
Peut également être propagé par le gibier d'eau.

Signes cliniques

La période d'incubation varie de quelques heures à quelques jours, en fonction de l'âge, du sexe, des espèces touchées, des infections concomitantes et de la pathogénicité du virus.

Les signes de l'influenza aviaire sont extrêmement variables. Dans certains cheptels, la seule preuve de l'infection est la séroconversion, c'est-à-dire que les oiseaux développent un titre d'anticorps détectable contre la grippe. L'influenza peut également se manifester sous forme d'une maladie respiratoire, entérique, reproductive ou du système nerveux. Une baisse de la consommation alimentaire et une chute de la production d'œufs sont quelques-uns des signes les plus précoces et prévisibles de la maladie.

Les signes incluent la toux, les éternuements, les plumes ébouriffées, la tête enflée, les yeux et sinus humides ; des signes nerveux tels que la dépression ou la diarrhée peuvent avoir lieu conjointement ou séparément. Une mortalité rapide (peste aviaire) est enregistrée avec les souches virulentes.

Lésions post-mortem

  • Les lésions incluent du mucus dans la trachée, une aérosacculite, la tête ou les barbillons enflés, une péritonite de l'œuf, une sinusite, de l'eau dans les poumons et une entérite fibrineuse.
  • Péricardite, nécrose de la peau et du tractus gastro-intestinal, hémorragies des barbillons, des crêtes et des pattes, foyers nécrotiques sur le foie, la rate, les reins et les poumons et hémorragies à la jonction entre le proventricule et le gésier peuvent être constatés en cas de peste aviaire.

Prévention

Les oiseaux sauvages étant considérés comme un vecteur majeur d'influenza aviaire, il convient d'éviter les contacts directs entre votre cheptel et les oiseaux en liberté (ainsi que leurs fèces).

L'influenza aviaire peut se propager par les fèces des oiseaux infectés tombées sur les vêtements ou le matériel. C'est pourquoi il est très important de contrôler le trafic entre les exploitations/oiseaux infectés et non infectés. La brumisation des bâtiments peuplés peut faire partie d'un programme de prévention visant à minimiser le risque de contamination. Consultez l'étiquette de votre désinfectant pour connaître la dilution adéquate.

Lors des épidémies dans votre région, un respect scrupuleux des procédures de nettoyage et de désinfection est extrêmement important ! N'oubliez pas non plus l'hygiène personnelle : lorsque vous entrez dans les bâtiments, passez des vêtements de travail propres et désinfectez vos bottes. Accordez une attention particulière à l'hygiène des mains : le nettoyage et la désinfection des mains peut déjà éviter le transfert d'un grand nombre de germes ! Il est également conseillé de prendre une douche avant de pénétrer dans l'exploitation et à la sortie de l'exploitation.


Comment nettoyer et désinfecter ?
Les virus de la grippe sont tués par la plupart des détergents et désinfectants. Sachez simplement que les matières organiques ont un impact négatif sur l'efficacité d'un désinfectant : les virus couverts de fumier sont bien protégés et peuvent survivre pendant près de 100 jours en hiver. L'élimination complète des matières organiques constitue donc un élément essentiel d'une procédure de désinfection efficace. La litière et le fumier contaminés doivent être brûlés afin de ne pas propager le virus infectieux.

Après élimination de la litière et du fumier, nettoyez et désinfectez toutes les surfaces, en respectant les conseils d'application du fabricant. Assurez-vous d'utiliser un désinfectant à large spectre, dont l'efficacité en présence de 5 % de charge organique et en cas d'application avec une eau dure a été prouvée !

D'après la FAO, les équipements contaminés par des excrétions (et tout particulièrement les fèces des volailles) sont le moyen de propagation le plus dangereux après les oiseaux vivants.

Le point sur la situation

Historique des épidémies
Après les épidémies de 2003 aux Pays-Bas et en Belgique, un virus de l'influenza aviaire hautement pathogène a commencé à parcourir l'Asie Pacifique en 2004 : cette maladie épidémique est déjà signalée en Corée, au Japon, au Vietnam, à Taïwan, au Laos, au Cambodge, en Thaïlande, en Indonésie, au Pakistan, en Chine. 
Les épidémies ont pu être contrôlées en Belgique et aux Pays-Bas, mais la FAO a indiqué que le virus H5N1 est encore détecté dans de nombreuses régions du Vietnam et d'Indonésie et certaines régions du Cambodge, de Chine, de Thaïlande et certainement aussi du Laos.

Fin juillet 2005, des rapports officiels des autorités gouvernementales pour l'OIE signalaient que le virus H5N1 avait étendu sa portée géographique. La Russie et le Kazakhstan signalaient des épidémies d'influenza aviaire fin juillet et confirmaient début août que le virus H5N1 en était le responsable. 

L'apparition de la maladie en Inde, signalée le 18 février 2006, s'intègre dans une tendance récente de propagation géographique rapide du virus chez les oiseaux sauvages et domestiques. L'Inde est l'un des 13 pays ayant signalé les premiers cas d'infection des oiseaux par le virus H5N1 depuis le début du mois de février. (Les 13 pays, listés par ordre de signalement sont l'Iraq, le Nigeria, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Grèce, l'Italie, la Slovénie, l'Iran, l'Autriche, l'Allemagne, l'Égypte, l'Inde et la France.) Le 20 février, la Malaisie signalait une récente épidémie chez les volailles, après avoir été considérée pendant plus d'un an comme n'étant pas touchée par l'épidémie.

Dans ces pays récemment affectés, la situation varie fortement. La plupart des pays européens dotés d'une solide surveillance vétérinaire ont détecté le virus chez un petit nombre d'oiseaux sauvages uniquement, sans preuve jusqu'à présent de propagation aux oiseaux domestiques. Au Nigeria, comme en Inde, les premiers cas ont été détectés dans de grandes exploitations commerciales, où la maladie est très visible et où il est difficile de passer à côté de l'épidémie.

Concernant la santé humaine, l'expérience de ces deux dernières années montre que le plus grand risque de contamination découle de l'installation du virus dans les petits élevages personnels, offrant d'innombrables opportunités de contact rapproché avec les humains, d'exposition et d'infection.

Toutes les preuves disponibles indiquent que le virus ne se passe pas aisément des volailles aux humains. Jusqu'à présent très peu de cas ont été détectés chez les ouvriers avicoles, les ouvriers d'abattoirs ou les vétérinaires. Presque tous les cas ont été associés à un contact rapproché avec des cheptels personnels infectés, souvent lors de l'abattage, du plumage, de l'éviscération et de la préparation des volailles pour la consommation.

Aucun cas n'a été associé à la consommation de viande ou œufs bien cuits, même dans les foyers où la présence de la maladie au sein du cheptel était avérée.


Le point sur la situation - carte des épidémies

Conclusion

La biosécurité étant l'une des principales mesures permettant de prévenir la maladie, nos distributeurs dans cette région nous posent beaucoup de questions. C'est pourquoi nous aimerions partager l'expérience acquise lors de la crise d'influenza aviaire de 2003 en Belgique :

  • CID20 / VIROCID (www.virocid.com) ont été conseillés par l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) dans le cadre des mesures d'hygiène qui ont du être prises au cours de l'épidémie d'influenza aviaire belge (avril-juin 2003).
     
  • De plus, CID20 / VIROCID (www.virocid.com) a été utilisé par le service officiel belge chargé du nettoyage et de la décontamination des exploitations infectées (déclaration officielle).

Pour plus d'informations sur l'application de nos produits afin de prévenir l'influenza aviaire ou pour des protocoles d'hygiène efficaces, n'hésitez pas à nous contacter
Tél.: +32 57 21 78 77
Fax: +32 57 21 78 79
E-mail: preventionhelpdesk@cidlines.be